Vers une représentation renforcée du Groenland au sein du Conseil de l’Arctique

Le jeudi 10 juin, la Première ministre danoise Mette Fredriksen a déclaré que le Groenland et les îles Féroé joueront un rôle plus actif et plus important au sein du Conseil de l’Arctique. Múte B. Egede, le Président du Naalakkersuisut, a indiqué que le Groenland élaborera sa propre stratégie arctique.

Alors que la plupart des questions étrangères et de sécurité sont encore traitées par Copenhague, le Groenland et les îles Féroé devraient jouer un rôle de premier plan au sein du Conseil de l’Arctique dans les années à venir. Le Danemark, du fait du territoire groenlandais, fait partie des huit Etats membres permanents au sein de l’institution de coopération régionale. En 2011, le Groenland, le Danemark et les îles Féroé avaient établi une stratégie décennale pour l’Arctique. Cet accord a expiré fin 2020 et un nouveau est toujours en cours de négociation. En 2013, Aleqa Hammond, à la tête du Naalakkersuisut, avait retiré le Groenland de la coopération au Conseil de l’Arctique pour protester contre le fait que le Groenland n’avait pas obtenu de siège à la table des négociations du Conseil, contrairement à la coutume voulant que la représentation du Royaume du Danemark comporte les trois parties du royaume.

La déclaration de la Première ministre danoise Mette Fredriksen s’inscrit dans le sillage de la volonté groenlandaise d’avoir plus de poids sur les affaires étrangères et de sécurité. A l’avenir, le Groenland devrait s’exprimer en premier lors des futures réunions du Conseil, suivi par les îles Féroé et enfin par le Danemark, tandis que le Groenland serait également le principal signataire de toute déclaration. Múte B. Egede a indiqué que le Groenland élaborera sa stratégie de politique étrangère et sa stratégie arctique, qui ne seront pas nécessairement communes à celles du Danemark et des îles Féroé. L’identité du ou de la cheffe de délégation au Conseil de l’Arctique n’a pas encore été annoncée.

Sources : ReutersKNRSermitsiaq.

La partie occidentale de la calotte glaciaire du Groenland, proche d’un point de non-retour

D’après une étude publiée dans la revue scientifique PNAS, la partie occidentale de la calotte glaciaire groenlandaise serait sur le point d’atteindre un point de bascule

Sur la base de reconstructions d’altitude dérivées de carottes de glace, des scientifiques de l’Université de Wisconsin–Madison estiment que l’ouest de la calotte glaciaire du Groenland a perdu sa stabilité en réponse à l’augmentation des températures, qui est deux à trois fois plus rapide en Arctique. Cette perte de stabilité pourrait être due à un processus de rétroaction positive fonte-élévation. Autrement dit, la fonte réduit la hauteur de l’inlandsis, ce qui expose la surface de l’inlandsis à des températures plus élevées, accentuant encore la fonte. Pour rappel, l’inlandsis groenlandais joue un rôle central sur le niveau global de la mer et sur la vitesse de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, et la fonte en cours est de nature à produire des effets à la fois considérables et dont la temporalité est largement incertaine.

Sources : PNAS.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken en visite au Groenland

En marge de sa participation à la réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique qui se tenait à Reykjavik (Islande) du 19 au 20 mai 2021, le secrétaire d’État étasunien s’est rendu au Groenland pour une visite officielle de quelques heures destinée à tracer les lignes de la nouvelle diplomatie arctique de l’administration Biden.

Tournant la page de la diplomatie arctique de l’administration Trump, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a confirmé une volonté étasunienne de forger des liens plus étroits avec leurs « partenaires de l’Arctique, le Groenland et le Danemark ». Lors d’une visite officielle de cinq heures au Groenland, venant parachever une tournée des pays nordiques, Blinken a rencontré le premier ministre groenlandais Múte B. Egede, le ministre des Affaires étrangères du Groenland, Pele Broberg et le ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod. Dans le cadre cette rencontre, le consulat américain à Nuuk, rouvert l’an dernier après près de 70 ans, a communiqué les quatorze axes de la politique américaine en Arctique, dont le message affiché s’articule autour de la coopération diplomatique, le développement durable, le changement climatique et le respect des intérêts et des cultures des peuples autochtones. Pour rappel, en 2020, le Groenland et les États-Unis ont conclu un accord de coopération dans le domaine des matières premières, du tourisme, de la recherche et de l’éducation. 

Sources : DRSermetsiaqSermitsiaq.

Aaja Chemnitz Larsen, nouvelle présidente des parlementaires de l’Arctique

La députée groenlandaise au parlement danois, Aaja Chemnitz Larsen, a été nommé à la présidence du Standing Committee of the Parliamentarians of the Arctic Region (SCPAR), qui siège en tant que membre observateur au sein du Conseil de l’Arctique. 

Aaja Chemnitz Larsen (Inuit Ataqatigiit), qui occupe l’un des deux sièges groenlandais au parlement danois (Folketinget), a été nommée à la tête du Standing Committee of the Parliamentarians of the Arctic Region (SCPAR), aussi appelé Comité de l’Arctique. Le comité, qui a été créé en 1993 a le rôle d’observateur au Conseil de l’Arctique depuis 1998 et réunit des parlementaires de tous les pays de l’Arctique, ainsi que des représentants et des représentantes de l’Union Européenne, du West Nordic Council et du Nordic Council. En tant qu’observateur, le SCPAR participe notamment aux réunions du Conseil de l’Arctique et aux différents groupes de travail. La nouvelle présidente a identifié trois axes prioritaires : le changement climatique, le développement durable des entreprises et les citoyens de l’Arctique. Et s’appuiera sur une volonté de coopération renforcée entre les États arctiques, notamment avec la Russie et les Etats-Unis.

Sources : SermitsiaqHigh North NewsSermitsiaq.

Élections nationales : L’indépendance ne se fera pas à n’importe quel prix

Les élections nationales du 6 avril s’inscrivent en rupture à la fois de l’histoire politique du Groenland, mais aussi du mode de développement vers l’indépendance qui avait été projeté sur/par le pays jusque-là. Ainsi, la nouvelle coalition au pouvoir entend articuler développement économique, protection de l’environnement et indépendance.

Après les revirements de la précédente coalition sur le projet minier Kuannersuit, à Narsaq, les membres du parlement groenlandais avaient décidé, en février dernier, de la tenue d’élections anticipées le 6 avril 2021. Le parti Inuit Ataqatigiit (IA), parti classé à gauche et historiquement fondé pour faire du Groenland un pays indépendant, est arrivé en tête, et son leader Múte Egede a pris la tête de la coalition IA-Naleraq, soutenue par Atassut. Même si le qualificatif de “gauche écologiste” attribué à la nouvelle coalition ne recouvre que partiellement la réalité politique locale, les résultats des élections n’en demeurent pas moins historiques. 

D’abord, ce n’est que la seconde fois depuis que les premières élections se sont tenues au Groenland en 1979, que le Siumut n’arrive pas en tête (après le précédent de 2009). Ensuite, plus anecdotiquement certes, le nouveau président groenlandais devient, à 34 ans, le président le plus jeune du pays. Enfin, parce que la campagne électorale, lors de laquelle le projet minier à Kvanefjeld a occupé une place centrale, à mis en question les orientations stratégiques pour l’indépendance du pays. A rebours des nombreux exemples historiques d’indépendances basées sur l’exportation de ressources naturelles et des récits extractifs de l’Arctique, le Groenland semble se projeter dans un voie alternative. Ainsi, le projet de terres rares à Kvanefjeld semble être enterré par la nouvelle coalition, dont les membres ont clairement exprimé leur refus ; le parti de soutien Atassut prône pour sa part l’organisation d’un référendum. Néanmoins, cela ne signifie pas que le Groenland renonce à tout projet minier à l’avenir, mais qu’il veut pouvoir arbitrer, notamment en mettant en balance les questions de dégradations environnementales. Émerge aussi la volonté de ne pas substituer la tutelle danoise à une autre tutelle étrangère. L’accord de coalition, qui fait 17 pages, ne tranche d’ailleurs pas ces questions, mais se concentre principalement sur des questions de politique intérieure. Il s’intitule “Solidarité, stabilité, croissance” et permet d’identifier six domaines d’actions clés : 

  • Financer la mise en œuvre d’une réforme fiscale;
  • Réduire le nombre de sans-abri; 
  • Mettre en œuvre une plus grande flexibilité dans le secteur de la santé;
  • Établir un seuil de pauvreté;
  • Faire adopter une nouvelle loi pour une pêche durable et respectueuse des pratiques traditionnelles – ce qui inclut notamment le refus de la privatisation de Royal Greenland ainsi que la fin des quotas pour l’Union Européenne dans les eaux groenlandaises ;
  • Faire un plus grand effort pour améliorer les conditions de soins dans les maternités. 

En plus de ces six domaines prioritaires, la coalition a exprimé une volonté de renforcer la concurrence, en remettant en question les situations de monopoles, notamment en développant des accords de libre-échange (par exemple avec la Grande-Bretagne). Les projets hydroélectriques sont aussi une priorité élevée pour la nouvelle coalition, qui mise en particulier sur le développement d’“énergies vertes” pour renforcer son auto-suffisance énergétique du pays. Dans le domaine extractif, l’accord affirme que l’uranium ne peut pas être extrait au Groenland. Comme l’ont souligné plusieurs partis d’opposition, certaines zones d’ombres persistent. La question du développement touristique n’est par exemple que peu traitée alors qu’il pourrait s’agir d’un domaine essentiel pour tracer une voie alternative et arbitrer entre développement minier et indépendance.

Sources : SermitsiaqEU ObserverIA (Accord de Coalition)Naalakkersuisut (Résultats)MediapartSermitsiaqSermitsiaq.

Múte Egede est le nouveau président du Naalakkersuisut

Après les élections du 6 avril, le chef de file du parti de gauche Inuit Ataqatigiit, Múte Egede, mènera la coalition pour les quatre prochaines années. Outre la réouverture progressive du pays, attendue à partir du 2 mai, le nouveau président devra sceller le sort du projet minier à Kvanefjeld et plus largement clarifier la voie de développement du pays.

Les élections nationales à l’Inatsisartut, le parlement groenlandais ont eu lieu le 6 avril dernier. Inuit Ataqatigiit (IA), parti classé à gauche et historiquement fondé pour faire du Groenland un pays indépendant, est arrivé en tête avec 36,6 % des suffrages exprimés (12 sièges), devant Siumut, le parti du président sortant, Kim Kielsen (29,4%, 10 sièges) et Naleraq (12%, 4 sièges). Pour gouverner, le chef de file d’IA, Múte Bourup Egede a passé un accord de coalition avec Naleraq, autour de trois principes : solidarité, stabilité et croissance. Par ailleurs, à 34 ans, Múte B. Egede devient le plus jeune président du Naalakkersuisut, le gouvernement du Groenland. Sur les 10 postes au Naalakkersuisut, 8 sont attribués à IA et 2 à Naleraq. En outre, Naleraq  s’est vu confier la présidence d’Inatsisartut, qui sera assurée par Hans Enoksen. Atassut, qui a réuni 6,9% des suffrages (2 sièges), a apporté son soutien à la coalition, portant les soutiens de la coalition à 18 sièges sur 31 à l’Inatsisartut. La victoire de IA signe probablement le coup d’arrêt du projet d’exploitation de terres rares à Kvanefjeld, dans le Sud du Groenland, dont la controverse avait en partie contribuée à la scission de la précédente coalition. De ce point de vue, le vote des groenlandaises et des groenlandais souligne que la volonté d’indépendance et le choix du mode de développement ne peut se faire au prix d’une dégradation de l’environnement. Par ailleurs, les questions de gouvernance locale ont également joué un rôle central dans le résultat des élections dans la mesure où concomitamment aux élections nationales, ont eu lieues les élections locales dans les six municipalités du pays. 

Sources : DRNaalakkersuisut (Résultats)Sermitsiaq.

Le Danemark se dote d’un nouveau commandement de l’Arctique 

Vacante depuis décembre 2020, la chefferie du Commandement de l’Arctique danois a été confiée à Martin La Cour-Andersen.

Martin La Cour-Andersen sera le nouveau chef du Commandement de l’Arctique, Issittumi Sakkutooqarfik en groenlandais. Après avoir été sans commandant officiel depuis décembre 2020, il succèdera à Kim Jørgensen après le 1er juin 2021. La mission principale en temps de paix est d’assurer la souveraineté du Royaume en surveillant la zone autour des îles Féroé et du Groenland. Le commandement assume également des tâches telles que l’inspection des pêches, la recherche et le sauvetage et le transport de patients.

Sources : Sermitsiaq.

La calotte groenlandaise a déjà fondu au moins une fois au cours du dernier million d’années

D’après un récent article scientifique, publié dans la revue PNAS, la calotte groenlandaise a déjà disparu au moins une fois au cours du dernier million d’années, sous un climat à peine plus chaud que l’actuel.

Une analyse récente de sédiments indique que la calotte groenlandaise a déjà disparu au moins une fois au cours du dernier million d’années, sous un climat supérieur d’1,5 °C à 2,5 °C par rapport au climat actuel. Derrière cette découverte, un carottage sédimentaire prélevé sous la base militaire secrète de Camp Century (Groenland) en 1966. Mais ce n’est qu’en 2019 que deux échantillons de ces sédiments ont été étudiés par une équipe internationale (Etats-Unis, Danemark, Belgique, France). 

Si la majorité, ou peut-être même l’entièreté du Groenland, a été couvert de glace la plupart du temps au cours du dernier million d’années, les restes de racines et de feuilles et leur état de conservation suggèrent qu’un paysage végétal, peut-être même une forêt boréale, se trouvaient à l’endroit du prélèvement (près de Thulé),  probablement il y a 400 000 ans. Selon les conclusions de l’étude, cette situation pourrait se reproduire sous un climat légèrement plus chaud, entraînant des premiers impacts qui pourraient se faire sentir dans les 50 années à venir.

Sources : PNASRCInet.

Indépendance, exploitations minières, démocratie locale, etc. : Quels sont les enjeux des élections du 6 avril ?

Les électrices et les électeurs groenlandais sont appelés aux urnes pour élire leurs représentantes et représentants à l’Inatsisartut – le Parlement monocaméral groenlandais. Le même jour, se tiendront les élections locales dans les 5 cinq municipalités du pays.

A la suite de dissensions internes au sein du Siumut, (le parti du Premier Ministre groenlandais, Kim Kielsen), le parlement groenlandais a exprimé un vote de défiance vis-à-vis du gouvernement, actant des élections anticipées du 6 avril. Le même jour, se tiendront les élections locales. Depuis la fusion des 18 municipalités en 2009, puis la réforme de 2018, il existe aujourd’hui cinq municipalités : Sermersooq, Qeqqata, Avannaata, Qeqertalik et Kujalleq. 

La concomitance de ces deux scrutins ancre particulièrement les questions de démocratie locale et d’emploi dans la campagne électorale. L’éloignement des processus décisionnels et des services est un reproche récurrent depuis la fusion de 2009, en particulier pour Kommuneqarfik Sermersooq, dont la compétence s’étend de Nuuk à la côte Est du Groenland. 

Le projet minier de Kuannersuit (Narsaq), qui était en phase de consultation au moment du vote de défiance se trouve également au centre des débats et des tensions qui traversent l’échiquier politique groenlandais : entre indépendance et collaboration renforcée, développement économique/minier et protection de l’environnement. D’après les premiers sondages, Inuit Ataqatigiit, parti indépendantiste classé à gauche et connu pour son opposition au projet minier sur le Kuannersuit, tout comme le parti Naleraq, arriverait en tête du scrutin national.

Sources : SermitsiaqSermitsiaq

Kuannersuit mine la coalition au pouvoir

Trois mois après l’élection d’Erik Jensen à la présidence du Siumut, le principal parti du Groenland, et le revirement de la nouvelle direction du parti sur le projet minier Kuannersuit, à Narsaq, les membres du parlement groenlandais ont voté la tenue d’élections anticipées le 6 avril.

Défait en novembre 2020 à la tête de son parti, le Siumut, par Erik Jensen, le Premier Ministre groenlandais, Kim Kielsen, se trouve dés lors dans une posture instable. Traditionnellement, le président du parti maritaire, en l’occurence le Siumut, dirige le gouvernement groenlandais (le Naalakkersuisut)[1]. Ces dernières semaines, des négociations sont menées par la nouvelle direction en vue de former une nouvelle coalition.

Parallèlement, en janvier, le projet minier de Kuannersuit (Narsaq) entre dans une phase de consultation, qui doit permettre in fine la délivrance d’un permis pour l’extraction de terres rares, d’uranium et de fluorure de sodium. Certain·es y voient, outre une opportunité économique, une des conditions à l’approfondissement de l’autonomie du pays dans sa quête d’indépendance. L’étude d’impact environnemental présentée par Greenland Minerals à l’origine du projet, et son actionnaire chinois Shenghe Resources, a été retoquée à trois reprises avant d’être finalement validée [2]. La consultation publique qui doit se terminer le 1 juin apparaît comme une formalité.

Bien qu’axant son discours sur l’indépendance, la nouvelle direction du Siumut exprime, courant janvier, sa défiance vis-à-vis du projet minier et souhaite le report de la consultation, faisant valoir les conditions sanitaires actuelles, de nature à empêcher certain·es expert·es de s’exprimer [3]. Ce projet, qui inclut notamment la construction d’une centrale de cogénération au diesel est également pointé du doigt sur le plan environnemental et climatique. Il pourrait participer à augmenter les émissions de CO2 du Groenland de 45%. Pour mémoire, à la suite de l’Accord de Paris, le Groenland n’a pas pris d’engagements à la baisse pour ces émissions de CO2. Selon la société australienne Greenland Minerals, le Groenland émet actuellement 9,7t de CO2 par habitant et par an. Le projet minier porterait le niveau des émissions groenlandaise à 13,9t de CO2 par par habitant et par an [4]. Les pêcheurs, les éleveurs et les chasseurs craignent également les risques de pollutions des rivières et des sols.

Pour faire valoir cette nouvelle orientation stratégique, les nouveaux·elles dirigeant·es du Siumut ont engagé des négociations de coalitions avec plusieurs partis minoritaires , dont le parti indépendantiste Partii Naleraq, qui dispose de quatre sièges au Inatsisartut – le Parlement monocaméral groenlandais. Le 8 février, le parti se retire des négociations, invoquant son manque de confiance vis-à-vis des dissensions internes au Siumut [5]. Dans le même temps, la coalition gouvernementale s’effrite, et les démocrates décident de se retirer [6]. Alors qu’au sein des organes de directions du Siumut, Erik Jensen et le président du groupe parlementaire, Hermann Berthelsen, souhaite éviter des élections anticipées [7], mardi 16 février, le parlement exprime un vote défiance vis-à-vis du Naalakkersuisut, ouvrant la voie à la tenue d’élection le 6 avril pour le renouvellement de ses membres [8]. Le même jour, se tiendront les élections locales dans les 5 cinq municipalités du pays. D’après les sondages, Inuit Ataqatigiit, parti classé à gauche et connu pour son opposition au projet minier sur le Kuannersuit, devrait obtenir le plus grands de voix, ouvrant potentiellement une remise en cause du projet minier…[9]